....
....
Découvrez également nos articles sur Pratiques RH de la Fédération des chambres de commerce du Québec.
27 août 2026
Il y a les grands-parents qui gardent. Ceux qui vont chercher les enfants à l’école ou à la garderie. Ceux qui accompagnent à un rendez-vous, assistent à un match de soccer, préparent un repas, aident avec les devoirs ou accueillent les petits-enfants pour une nuit.
Il y a ceux qui jouent, qui racontent des histoires, qui cuisinent avec eux, qui transmettent un savoir, une tradition ou simplement une façon de voir le monde.
Il y a aussi ceux qui écoutent. Qui encouragent. Qui consolent. Qui rassurent. Qui soignent les petits bobos et parfois les plus gros chagrins.
Lorsque nous avons demandé à plus de 2 000 grands-parents québécois comment ils concevaient leur rôle, leurs réponses ont illustré toute sa richesse. Ils parlent d’un rôle émotionnel, éducatif, récréatif et logistique. Ils évoquent l’amour inconditionnel, la présence, l’écoute, l’accompagnement, la transmission, le soutien et le fait d’être une figure de confiance dans la vie de leurs petits-enfants.
C’est peut-être là l’une des particularités les plus belles de ce rôle : en étant présents pour leurs petits-enfants, les grands-parents continuent aussi d’être présents pour leurs propres enfants, devenus parents à leur tour.
Leur engagement crée ainsi une forme de soutien qui traverse les générations. Une présence qui nourrit la relation avec leurs petits-enfants tout en contribuant, bien souvent, à alléger le quotidien des parents.
La rentrée scolaire en est un bon exemple.
Pour les parents, la fin août ressemble souvent à une course à relais : fin des camps de jour, rentrée progressive, horaires inhabituels, achats scolaires, rendez-vous et reprise du rythme de travail.
Dans bien des familles, les grands-parents font partie de l’équation. Ils gardent, conduisent à l’école, accompagnent dans les activités, donnent un coup de main avec les devoirs ou accueillent les petits-enfants lorsque les horaires ne s’emboîtent pas tout à fait. Ce sont d’ailleurs des formes d’implication que les grands-parents nous ont largement décrites dans notre sondage.
Et surtout, il y a du temps passé ensemble.
Cette présence précieuse n’est évidemment pas possible pour toutes les familles, en raison de la distance, de la santé, des circonstances de la vie ou parce que certains grands-parents ne sont plus là. Une pensée aussi pour elles en cette rentrée.
Je mesure particulièrement cette contribution à cette période-ci de l’année parce que, chez nous, elle a un visage très concret : celui de mes parents.
Encore cette année, ce sont eux qui prennent le relais dans cet entre-deux où les camps de jour sont terminés, mais où l’école n’est pas encore commencée.
Alors qu’ils étaient encore en emploi, leur présence auprès de mes enfants a aussi donné un précieux coup de pouce à notre propre conciliation famille-travail.
Je vois des souvenirs qui leur appartiennent. Des habitudes et des complicités qui se sont créées sans nous. Des choses que mes enfants apprennent d’eux et qu’ils n’apprendraient probablement pas de la même façon ailleurs.
Et je me considère profondément chanceuse qu’ils aient cette relation.
Cet hommage serait incomplet sans une pensée toute spéciale pour les grands-parents qui continuent de travailler.
Plusieurs d’entre eux conjuguent responsabilités professionnelles et implication auprès de leurs petits-enfants. Et le travail peut parfois limiter la place qu’ils aimeraient occuper dans leur vie.
Chez Concilivi, nous croyons que la conciliation famille-travail doit tenir compte de la diversité des réalités familiales et des différentes étapes de la vie. Nos réalités évoluent au fil du temps et, avec elles, nos besoins de conciliation.
Reconnaître cette réalité, lorsqu’ils choisissent de s’impliquer, cet reconnaître que cet engagement est précieux — pour eux, pour leurs petits-enfants et, souvent, pour toute leur famille.
Alors, en cette rentrée, merci à ceux qui gardent, transportent, enseignent, jouent, écoutent, accompagnent, encouragent, consolent et prennent soin. Et merci à ceux qui jonglent encore avec leur propre travail pour réussir à être présents.
Un horaire plus flexible, la possibilité de déplacer une réunion, de faire du télétravail lorsque c’est possible ou simplement une ouverture devant un besoin ponctuel peuvent faire une réelle différence. La rentrée nous rappelle que la conciliation famille-travail peut aussi se vivre à travers les générations.
Et une pensée toute spéciale pour mes parents : merci d’avoir été là pour nous et de continuer, surtout, à être là pour eux.