
C’est pourquoi Jean* en a peu parlé autour de lui lorsque son fils de 22 ans a été hospitalisé suite à une crise psychotique. En tant que parent, il lui a fallu du temps pour se reconnaître comme proche aidant. Bien que ce portrait soit fictif, il s’inspire de situations réelles et illustre comment les milieux de travail peuvent concrètement appuyer leurs employé(e)s dans la conciliation de leurs responsabilités professionnelles et familiales.
Depuis plusieurs années déjà, Jean s’occupait de son fils souffrant de problèmes de santé mentale. Séparé de la mère de ses enfants, peu présente dans leur vie, c’est à lui que reviennent les différentes tâches domestiques, en plus d’accompagner son fils dans ses suivis médicaux, de l’encourager à suivre ses traitements, etc. C’est même lui qui l’a aidé à déménager dans son propre appartement, il y a peu.
TÉLÉCHARGER LE PROFIL DE JEANDiscret sur sa situation familiale, Jean ne se reconnaissait pas comme un proche aidant.
Il ne savait donc pas qu’il pouvait utiliser certaines mesures de conciliation famille-travail offertes par son employeur pour s’occuper de son fils. C’est en répondant à un quiz ludique sur les mesures de conciliation famille-travail offertes au sein de l’organisation que Jean a commencé à voir sa réalité sous un autre jour.
Présenté lors d’une rencontre d’équipe, le quiz proposait différents scénarios de conciliation famille-travail pour questionner les employé(e)s sur l’utilisation des mesures en place. L’un d’eux, mettant en scène un parent soutenant un enfant adulte atteint d’un trouble mental, a particulièrement résonné pour Jean. En consultant ensuite la Charte de conciliation de son organisation, il a constaté que plusieurs mesures s’appliquaient aussi à sa situation.
Cette découverte n’est pas arrivée trop tard. Au moment de l’hospitalisation de son fils, Jean sav
ait qu’il avait droit à un congé pour force majeure, prévu pour répondre à des urgences exceptionnelles, sans puiser dans sa banque de congés. De plus, son organisation permettait de cumuler du temps dans une banque, offrant ainsi une flexibilité supplémentaire pour gérer les absences et imprévus liés à la conciliation famille-travail. Ce filet de sécurité lui a permis de se rendre disponible rapidement pour son enfant, sans craindre de perdre son emploi. Pouvoir s’absenter sans pression lui a enlevé un grand poids, alors que l’absence de soutien familial a rendu cette période encore plus éprouvante.
Après quelques semaines d’absence, Jean a aussi bénéficié d’un accompagnement personnalisé quand il est revenu au bureau. Il a rencontré son gestionnaire pour revoir sa charge, adapter certaines échéances et retrouver progressivement son rythme. Ce retour en douceur l’a rassuré: il s’est senti respecté et soutenu, ce qui lui a permis de reprendre pied progressivement, sans s’épuiser.
Pour l’organisation, cette approche favorise un retour durable, réduit le risque que la personne reparte en congé rapidement et témoigne d’une réelle considération pour le bien-être des employé(e)s. C’est aussi un bon moment pour rappeler à l’employé les différentes mesures disponibles, comme le programme d’aide aux employé(e)s (PAE).
Jean a aussi apprécié que son employeur diffuse un répertoire de ressources en lien avec la conciliation et la proche aidance dans une communication organisationnelle. Celle-ci comprenait des liens vers des organismes comme CAP Santé mentale et son outil CAP Mieux-être. Consulter ces sources lui a permis d’y voir plus clair, de mieux comprendre le trouble de santé mentale de son fils et de sentir qu’il n’était pas seul à traverser ce genre d’épreuve.
Aujourd’hui, même si les défis n’ont pas disparu, Jean se sent mieux outillé pour les affronter. Il continue à préserver une certaine discrétion autour de sa vie personnelle, mais il sait que des options existent et qu’il n’a pas à porter seul tout le poids de cette situation. Ce filet de sécurité lui permet de rester présent pour son fils, sans renoncer à sa carrière. Un gain pour lui, comme pour son employeur.
| Mesures ou pratiques facilitant la conciliation | Bénéfices pour l’employé(e) | Bénéfices pour l’organisation |
| Quiz ludique sur les mesures de conciliation famille-travail |
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| Possibilité de cumuler du temps dans une banque |
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| Congé pour force majeure |
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| Accompagnement au retour au travail |
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| Communication organisationnelle avec ressources spécialisées (santé mentale, proche aidance, etc.) |
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* Cet article fait partie de la série « Les visages de la proche aidance ». Bien que les portraits soient fictifs, ils sont librement inspirés de profils développés par Proche aidance Québec et CAP santé mentale. Ils décrivent des situations vécues par de nombreuses personnes proches aidantes, ainsi que des mesures que les employeurs peuvent mettre en place pour les soutenir. Pour lire les autres articles, cliquez ici.
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