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Une charge parfois lourde à porter pour elle. Bien que ce portrait soit fictif, il s’inspire de situations réelles et illustre comment les milieux de travail peuvent concrètement appuyer leurs employé(e)s dans la conciliation de leurs responsabilités professionnelles et familiales.
« Je ne suis qu’une maman! » C’est ce que se disent souvent les personnes qui, comme Nadine, s’occupent d’un enfant ayant des besoins de soutien particulier. Or, leur charge parentale ne diminue pas avec les années. En fait, la différence entre un parent et un parent proche aidant, c’est tout simplement qu’il soutient un enfant ayant une incapacité, qu’elle soit temporaire ou permanente. Une réalité qui touche près de 1,5 M de personnes au Québec, selon les données compilées par l’organisme l’Appui.
Comme rares sont ceux qui s’identifient comme tels, les organisations ont tout avantage à sensibiliser leurs employé(e)s à ce genre de réalité. Ce fut le cas pour Nadine, alors que son employeur prévoit chaque mois une « minute CFT » lors des réunions d’équipe. L’objectif : rappeler de façon vivante les mesures de conciliation famille-travail inscrites dans la charte de l’organisation. De plus, les discussions autour de ces questions sont régulières au sein des équipes. C’est d’ailleurs au détour d’une de ces communications que Nadine a réalisé qu’elle était elle-même non seulement un parent, mais aussi une personne proche aidante.
TÉLÉCHARGER LE PROFIL DE NADINEBien qu’il approche de l’âge adulte, son fils de 17 ans requiert un accompagnement soutenu : suivis médicaux,
interventions spécialisées, stimulation cognitive et physique ou encore soutien dans les tâches du quotidien comme se laver. Même si Nadine partage sa vie avec le père de Benjamin, c’est généralement elle qui coordonne les soins, planifie les rendez-vous et gère les crises. Une charge mentale importante, bien qu’invisible, qui s’ajoute à ses responsabilités professionnelles.
Si la politique de conciliation famille-travail des organisations est souvent calquée sur les besoins des parents de jeunes enfants, ce n’est pas le cas dans l’organisation où travaille Nadine. Plusieurs mesures s’appliquent à différentes réalités familiales, comme celles des personnes proches aidantes. Pour Nadine, le simple fait de savoir qu’elle a accès à différentes options , notamment qu’elle peut demander un congé sans solde si la situation l’exige, l’a profondément soulagée.
Après plusieurs années à s’occuper de son fils à temps plein, Nadine a réintégré le marché
du travail grâce à une mesure particulière : un poste à responsabilités partagées. Autrement dit, son poste a été scindé, permettant à deux collègues de se répartir tâches et horaires. Ce modèle — encore peu connu — lui a permis d’adapter son emploi du temps aux besoins de Benjamin, tout en contribuant pleinement à l’organisation.
Cette approche originale bénéficie aussi à l’organisation : elle permet de conserver des employé(e)s compétent(e)s en offrant de la souplesse, sans perturber les opérations. C’est aussi un facteur d’attraction pour des personnes qui, comme Nadine, hésitent à réintégrer le marché du travail après une période intense de proche aidance.
Autre coup de pouce bienvenu : le rabais offert par l’employeur dans un service de traiteur situé à proximité. Elle peut ainsi se procurer des repas faciles à préparer et sains. Pratique les semaines où les rendez-vous médicaux de Benjamin s’ajoutent à l’horaire déjà chargé de Nadine ou quand elle veut s’accorder une petite pause de cuisine.
Ce qui change tout, selon elle, c’est l’attitude de sa gestionnaire. Formée à l’écoute active, celle-ci a su créer un climat de confiance, poser les bonnes questions et rappeler les ressources disponibles. Nadine n’a pas eu à se justifier ni à exposer sans cesse sa situation : elle s’est sentie entendue, respectée et soutenue.
Cette reconnaissance lui a permis de mieux s’organiser, de se sentir moins seule et de continuer à s’investir dans son travail. Malgré les doutes du départ, Nadine ne regrette pas son retour au travail. Cela lui permet de s’épanouir, de retrouver une vie sociale stimulante, et surtout, de conserver l’énergie nécessaire pour accompagner son fils — « son rayon de soleil », comme elle l’appelle, sans s’épuiser.
| Mesures ou pratiques facilitant la conciliation | Bénéfices pour l’employé(e) | Bénéfices pour l’organisation |
| Rappel bienveillant des mesures de conciliation lors des « minutes CFT » et lors de discussions d’équipe |
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| Ouverture à la prise de congé sans solde |
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| Poste à responsabilités partagées |
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| Rabais pour un service de traiteur |
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| Gestionnaires formés à l’écoute active |
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* Cet article fait partie de la série « Les visages de la proche aidance ». Bien que les portraits soient fictifs, ils sont librement inspirés de profils développés par Proche aidance Québec et CAP santé mentale. Ils décrivent des situations vécues par de nombreuses personnes proches aidantes, ainsi que des mesures que les employeurs peuvent mettre en place pour les soutenir. Pour lire les autres articles, cliquez ici.
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